Paillage, arrosage malin et pépinières protégées pour un maraîchage productif malgré le froid.
✍️ Introduction
Quand le vent devient sec, que la poussière pique les yeux et que les nuits refroidissent, beaucoup de maraîchers se disent : “Cette fois, mon jardin ne va pas tenir…”
Mais chez Moussa, les salades sont toujours croquantes, les oignons bien fiers et les tomates préparent déjà la prochaine récolte.
Dans cet article inspiré du podcast _“Quand le froid veut sécher nos légumes”, on te montre, avec Aminata et Moussa, comment garder un jardin vivant en saison sèche, sans produits chimiques, en utilisant des techniques simples d’agroécologie adaptées au Mali.
Comprendre les défis du maraîchage en saison sèche
En saison sèche et fraîche, les cultures affrontent plusieurs problèmes :
- le vent assèche le sol,
- l’eau s’évapore vite,
- les jeunes plants sont fragiles,
- certaines maladies profitent du stress des plantes.
Comme dit Moussa : « On ne peut pas attacher la pluie, mais on peut apprendre à garder l’eau.”
L’objectif n’est donc pas de contrôler le climat, mais de mieux protéger le sol, l’eau et les plantes.
Paillage : la couverture qui protège ton sol
Le premier secret de Moussa, c’est le paillage. Il garde toujours des feuilles sèches, un peu de paille, des restes de récolte pour couvrir la terre.
Pourquoi pailler ?
- Le sol garde mieux l’humidité.
- La surface reste plus fraîche.
- Les mauvaises herbes poussent moins.
- La matière organique se décompose et nourrit le sol.
Avec quoi pailler ?
- Feuilles de karité, de neem, de manguiers (non malades),
- Paille de récoltes, restes de cultures,
- Petites herbes coupées, bien séchées.
Pour Moussa, “un sol nu, c’est comme un enfant sans pagne au vent harmattan : il tombe vite malade”.
Arroser malin : ni trop, ni n’importe quand
Autre erreur fréquente : arroser à midi, en plein soleil.
Moussa explique que c’est “comme donner du thé bouillant à un bébé”.
Les bons moments pour arroser
- Tôt le matin, avant que le soleil chauffe fort,
- Ou tard le soir, pour que les plantes se reposent avec l’eau.
Quelques règles simples
- Éviter l’eau glacée directement sur les jeunes plants,
- Arroser au pied, pas sur les feuilles,
- Adapter la quantité d’eau au type de sol et à la culture.
Pépinières protégées : le “salon VIP” des jeunes plants
Pendant la saison fraîche, les jeunes plants sont très sensibles.
Moussa installe ses pépinières dans un coin abrité, avec :
- une petite structure en bois,
- une bâche légère ou des feuilles de karité au-dessus,
- parfois des filets pour casser le vent.
Il appelle ça le “salon VIP des tomates” : les plantes y grandissent sans stress, puis sont transplantées au champ quand elles sont plus solides.
Observer tous les jours : la rigueur du maraîcher
Un point clé de Moussa : la visite quotidienne.
Il passe dans ses planches pour :
- repérer les feuilles malades et les retirer rapidement,
- voir si le paillage tient bien,
- vérifier l’humidité du sol,
- surveiller les attaques de ravageurs.
“Si tu enlèves la petite pierre dans ta chaussure dès le début, tu marches loin”, dit-il. C’est pareil pour les maladies du jardin.
joel SIMONNET
🌾 D’autres histoires t’attendent !
Découvre d’autres articles , pleins de conseils et d’astuces 🌻

Comment garder un jardin vert en saison sèche : les secrets de Moussa
Découvrez comment Moussa, vieux maraîcher malien, garde son jardin vert en saison sèche grâce au paillage, à un arrosage bien géré et à des pépinières protégées. Un article pédagogique inspiré

Réduisez vos pertes après récolte !
Découvrez les techniques paysannes efficaces pour réduire 30 à 80% de pertes après la récolte : canari frigo, séchage, ventilation naturelle, anti-souris, transport propre. Un guide pratique inspiré de Moussa,

Associer élevage et maraîchage : méthode simple pour des récoltes puissantes
Dans cet article, Moussa et Aminata expliquent comment l’association élevage + maraîchage transforme de petites surfaces en fermes productives. Fumier, niébé, résidus, animaux bien nourris : une approche économique et