Producteur malien dans son champ de mil et de niébé, sol couvert de paille, tenant une poignée de terre

L’agroécologie, ce n’est pas « du compost à la place de l’engrais » : c’est une autre façon de voir le champ

Résumé

« L’agroécologie ? C’est bien pour un jardin de case. Mais au fond, on remplace le sac d’engrais par du compost, le produit chimique par un produit « bio », et on attend que ça pousse. »

Vous avez sûrement entendu cette phrase au bord d’un périmètre maraîcher, au marché ou sur un champ de mil. Elle paraît pleine de bon sens. Pourtant, elle contient trois erreurs qui coûtent cher aux producteurs : on compare le mauvais prix, on regarde le mauvais calendrier, et on sépare ce qui devrait rester lié.

Bonne nouvelle : ces trois erreurs se corrigent avec des faits. Nous avons passé en revue des essais de longue durée menés au Niger, au Burkina Faso et au Mali, des rapports de la FAO et des chiffres récents sur le prix des engrais. Et nous vous disons aussi ce qu’on ne sait pas encore, parce qu’un article honnête vaut mieux qu’un article qui promet des miracles.

Producteur malien dans son champ de mil et de niébé, sol couvert de paille, tenant une poignée de terre
Un champ n’est pas une usine : c’est un système où tout se tient.

1. Remplacer un produit par un autre : c’est la première marche, pas l’escalier

Les chercheurs ont un mot pour cette idée reçue : la substitution. Un cadre connu, proposé par Hill et MacRae, décrit trois étapes pour passer d’une agriculture dépendante des intrants à une agriculture écologique :

  1. L’efficacité : utiliser moins de produits et mieux les cibler.
  2. La substitution : remplacer un produit de synthèse par une alternative plus douce (le compost à la place de l’engrais, un biopesticide à la place d’un insecticide).
  3. La reconception : repenser tout le système (cultures associées, rotations, arbres, sol couvert, lien avec l’élevage).

Le rapport du groupe d’experts du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (HLPE, 2019) reprend la même idée : les deux premières étapes sont graduelles, les suivantes sont transformatrices. Autrement dit, ceux qui disent « l’agroécologie, c’est de la substitution » décrivent la première marche et ignorent le reste de l’escalier. Et sur un point, ils ont raison : s’arrêter à la substitution est une erreur.

Illustration d'un escalier à trois marches : efficacité, substitution, reconception du système agricole
Remplacer un produit par un autre n’est que la deuxième marche.

💡 Le saviez-vous ?

Même les chercheurs restent coincés à la deuxième marche.

Une analyse de 1 136 publications sur la lutte contre les ravageurs (Melo et al., 2024) montre que 48,3 % des travaux portent sur la substitution, 9,3 % sur l’efficacité… et seulement 2,7 % sur la reconception du système. La tentation de « changer de produit » est donc générale. La vraie différence se joue ailleurs.

2. Première erreur : comparer un sac d’urée et un tas de compost

Commençons par une vérité que l’on entend rarement : si on ne regarde que l’azote, l’engrais est bien plus concentré. L’urée contient environ 46 % d’azote. Le fumier de chèvre ou de mouton en contient environ 2,2 % (fiche ProPAS/IITA). Pour apporter la même quantité d’azote total qu’un kilo d’urée, il faut donc environ 21 kilos de fumier, et une partie seulement de cet azote est disponible la première année. C’est un calcul simple, fait à partir de ces deux chiffres.

Bol de granulés d'engrais et brouette de fumier côte à côte sur une natte, avec une balance à plateaux
Pour l’azote seul, l’engrais est bien plus concentré. Le compost joue un autre rôle.

Alors pourquoi le compost garde-t-il tout son intérêt ? Parce que l’azote n’est pas son rôle principal. Une plante a besoin d’un sol qui fonctionne, et dans nos régions, c’est le sol lui-même qui manque.

Ce qu’on compareLe sac d’engrais minéralLa matière organique (compost, fumier, résidus)
Azote apportéTrès concentré (urée : environ 46 %)Faible (fumier de chèvre/mouton : environ 2,2 %)
Ce qu’il laisse dans le solLes éléments nutritifs, rien d’autreDu carbone organique, qui nourrit la vie du sol et retient les éléments nutritifs
Rétention des éléments nutritifsAucun effet par lui-mêmeLe carbone organique en est le réservoir (Bationo et al., 2007)

Pourquoi le carbone du sol est-il si important chez nous ? Les travaux de Bationo et ses collègues (2007) sur les sols d’Afrique de l’Ouest répondent clairement :

  • ces sols sont naturellement pauvres en carbone organique ;
  • leur capacité à retenir les éléments nutritifs (la « capacité d’échange cationique ») est souvent inférieure à 1 cmol/kg, et elle dépend fortement de ce carbone ;
  • sous culture continue, le carbone diminue vite : environ 4,7 % par an en sol sableux et 2 % par an en sol sablo-limoneux.

Un sol qui perd son carbone, c’est un sol qui garde mal ce qu’on lui donne, y compris l’engrais acheté.

Deux profils de sol côte à côte : un sol sableux pâle et un sol à couche supérieure sombre riche en matière organique
Sous culture continue, nos sols sableux perdent leur carbone, jusqu’à 4,7 % par an (Bationo et al., 2007).

💡 Le saviez-vous ?

Une cuillère de sol vivant, c’est un monde.

Selon la FAO (2015), une cuillère à soupe de sol sain contient plus d’organismes qu’il n’y a d’êtres humains sur Terre. Bactéries, champignons, vers, termites… ce sont eux qui transforment la matière organique en nourriture pour les racines. Le compost nourrit ce petit peuple. Le sac d’engrais, lui, nourrit la plante, pas le sol.

Cuillère de terre vivante avec racines fines et ver de terre
Une cuillère de sol sain contient plus d’organismes qu’il n’y a d’humains sur Terre (FAO, 2015).

Un point de précision sur l’eau

On lit souvent que « le compost retient l’eau comme une éponge ». C’est vrai, mais l’effet est plus modeste qu’on ne le dit. Une analyse mondiale (Minasny et McBratney, 2018) montre qu’une hausse de 1 % de carbone organique n’augmente la réserve d’eau utile que d’environ 1,16 mm par 100 mm de sol. Le vrai bénéfice du compost sur l’eau passe surtout par un sol qui s’ouvre mieux, se croûte moins et laisse la pluie entrer. Nous préférons vous le dire plutôt que de promettre un « réservoir magique ».

3. Deuxième erreur : regarder le prix du sac au lieu du résultat de la saison

L’argument économique est le plus fort, et c’est aussi le plus mal calculé. Voici quatre faits.

Fait n° 1 : le prix du sac n’est pas stable, et le sac n’est pas toujours disponible. Selon l’agence APA (septembre 2026), entre février et mars 2026, l’urée a augmenté de 19 %, les engrais composés NPK de 16 % et le DAP de 8 %. Un rapport de la FAO cité par la même source indique que les stocks d’engrais au Mali ne couvraient que 22 % des besoins nationaux. Dans la zone de Fana, environ 12 000 hectares ont dû être « reconvertis » à cause du retard et de l’insuffisance des intrants (même source). Un intrant que l’on produit soi-même ne subit ni la hausse du prix mondial ni les retards du camion.

Producteurs maliens attendant une livraison d'engrais devant un dépôt d'intrants
Entre février et mars 2026, l’urée a augmenté de 19 % ; les stocks ne couvraient que 22 % des besoins (APA, FAO).

Fait n° 2 : sur un sol très pauvre, l’engrais seul répond mal. Les agronomes parlent de « sols non répondants » : l’engrais est là, mais le sol ne sait pas l’utiliser (Vanlauwe, IITA). Ajouter de la matière organique redonne de la réponse.

Fait n° 3 : la combinaison fait beaucoup mieux que chaque moitié. À Sadoré, au Niger, un essai suivi depuis 1984 donne des rendements de mil très parlants :

📊 Chiffre clé

160 → 1 940 kg de grain par hectare.

  • Sans rien : 160 kg/ha
  • Avec 2 t/ha de résidus de culture en paillis : 770 kg/ha
  • Avec de l’engrais seul (30 kg d’azote + 13 kg de phosphore) : 1 030 kg/ha
  • Avec les deux ensemble : 1 940 kg/ha, soit plus de 12 fois le témoin.

(Bationo et al., 1993, cités dans le chapitre de la FAO sur les sols sableux sahéliens.)

Quatre parcelles de mil au développement très différent selon le paillis et l'engrais utilisés
À Sadoré (Niger) : 160 kg/ha sans rien, 1 940 kg/ha avec résidus et engrais ensemble (Bationo et al.).

Autre résultat du même groupe de chercheurs (Bationo et al., 2004 ; Mali, Burkina Faso, Niger) : une tonne de fumier utilisée seule produit 34 à 58 kg de grain, mais 80 à 90 kg quand on y associe de l’engrais minéral. Le fumier devient plus rentable avec un peu d’engrais, et l’engrais devient plus rentable avec le fumier.

Fait n° 4 : la bonne stratégie n’est pas « zéro engrais », c’est « chaque kilo compte ». La technique des micro-doses (une pincée d’engrais au pied de chaque poquet) a permis au Niger, avec un bon accompagnement, d’augmenter la production de plus de 100 % et les revenus agricoles d’environ 50 % (Bationo et al.). Cette technique est parfaitement compatible avec l’agroécologie, puisqu’elle cherche à utiliser moins et mieux.

Et le chiffre « 40 à 60 % d’économies » ?

On le trouve parfois dans des textes sur l’agroécologie. Nous n’avons trouvé aucune étude solide, au Mali ou ailleurs au Sahel, qui le démontre, et nous ne le reprenons donc pas. Ce que les études montrent, c’est que la combinaison matière organique + engrais raisonné rapporte plus par hectare. Combien cela vous rapporte à vous, sur votre terre, avec votre coût de transport et de main-d’œuvre, seul votre cahier de comptes peut le dire.

🛠️ Geste technique

Faire son propre calcul en trois colonnes

Sur deux planches ou deux parcelles voisines, de même taille et de même culture, notez pendant trois saisons :

  1. Ce que ça coûte : l’achat du sac (ou du compost), le transport, les journées de travail, l’eau.
  2. Ce que ça rapporte : la quantité récoltée et le prix de vente.
  3. Ce qui reste : la marge nette (ce que vous gagnez moins ce que vous dépensez), et l’état du sol en fin de saison (couleur, souplesse, présence de vers).

Comparez après trois saisons, pas après une. Le compost demande du travail au départ, c’est vrai, et c’est précisément pour cela qu’il faut compter honnêtement les deux côtés.

Maraîcher notant ses résultats dans un cahier entre une planche paillée et une planche à sol nu
Comparez sur trois saisons : coûts, recettes, marge nette et état du sol.

4. Troisième erreur : séparer ce qui doit rester lié

Un ravageur attaque les choux ? On pulvérise. Une carence apparaît sur les tomates ? On épand. Chaque problème a « son » produit. Mais un champ n’est pas une usine avec des pièces détachées : c’est un système vivant où tout se touche. Voici ce que montrent les faits.

Le champ qui s’épuise malgré l’engrais

Dans l’essai de longue durée de l’ICRISAT à Sadoré (Niger, 1986-2019, Bado et al.), même les systèmes améliorés avec engrais gardent un carbone organique de 58 à 63 % inférieur à celui de la jachère. Dans le même essai, l’azote minéral abaisse le pH du sol de 0,2 à 1,2 unité selon les systèmes (les auteurs ne relient pas cette acidification à une baisse des rendements dans cet essai). Et les rendements les plus élevés ne viennent pas d’un produit, mais d’un système : la rotation mil-niébé donne en moyenne 0,87 t/ha de grain avec résidus et azote, contre 0,13 t/ha pour le système traditionnel (0,23 t/ha avec résidus et azote). Les systèmes améliorés produisent en moyenne 3 à 4 fois plus de grain que le système traditionnel.

Le biopesticide : un outil, pas une solution miracle

En 2025, une équipe du Burkina Faso (Boly et al.) a testé l’extrait de graines de neem contre la chenille mineuse de l’épi de mil. À Djibasso, 37 % des épis étaient attaqués avec le neem, contre 64 % sans traitement. Les rendements ont dépassé 1 t/ha avec le neem comme avec l’insecticide de synthèse, contre moins de 1 t/ha sans traitement. L’association mil-niébé a aussi réduit les attaques (36 % contre 54 % pour le mil seul).

Une précision honnête : les chercheurs n’ont pas pu démontrer statistiquement que les deux ensemble étaient plus forts que chacun séparément. Il ne faut donc pas promettre de synergie. Mais le message est clair : le neem protège, l’association aide, et aucun des deux n’a besoin d’un forfait de produits importés.

Productrice préparant un extrait de graines de neem près d'un champ de mil associé au niébé
Le neem protège, l’association aide : 37 % d’épis attaqués avec le neem contre 64 % sans (Boly et al., 2025).

Un mot sur la santé, car la substitution oublie souvent ce point. Dans le cercle de Kita, une étude sur l’usage des pesticides (Le Bars et al., 2022) a relevé que 5 des 16 matières actives utilisées en maraîchage (31 %) sont interdites en Europe, et que des signes d’intoxication aiguë ont été observés chez les applicateurs. Repenser le système, c’est aussi protéger celui qui tient le pulvérisateur.

Quand on redessine tout : l’exemple du Niger

Au Niger, des paysans ont protégé et fait repousser les arbres dans leurs champs (la régénération naturelle assistée). Selon les estimations de Tony Rinaudo rapportées par le magazine Ensia (2020), cette pratique concerne environ 5 millions d’hectares et produirait environ 500 000 tonnes de céréales en plus chaque année, sans intrants ni subventions. Ces chiffres sont des estimations, mais ils montrent ce que l’on gagne en changeant de regard plutôt que de produit.

Paysan taillant de jeunes rejets d'arbres dans un champ de mil parsemé de grands arbres
Au Niger, la régénération naturelle assistée concernerait environ 5 millions d’hectares (Ensia, 2020).

🛠️ Geste technique

Trois gestes qui relient le champ, au lieu de le découper

  1. Couvrez le sol : un sol nu perd son eau et sa vie. Le paillage protège et nourrit (voir notre article sur le paillage intelligent à Bamako).
  2. Bouclez le cycle : résidus de récolte, fumier et déchets de cuisine vont à la fosse à compost, puis reviennent au champ. Rien ne sort de l’exploitation, rien ne s’achète.
  3. Alternez et associez : une légumineuse (niébé, arachide) à côté ou après une céréale ou un légume gourmand. L’essai de Sadoré montre que la rotation mil-niébé est le système le plus productif.

5. Substitution ou système : le résumé d’une phrase

Logique de substitutionLogique de système
La question posée« Par quel produit remplacer celui-ci ? »« Pourquoi ce problème apparaît-il ? »
Ce qu’on regardeLe prix du sacLa marge nette sur plusieurs saisons et l’état du sol
Le ravageur est…Un ennemi à éliminerUn signal à lire
Le sol est…Un supportLe capital de l’exploitation

Conclusion : changez de lunettes, pas seulement de produits

L’agroécologie n’est pas une agriculture « au rabais » qui échange un sac contre un autre. Les faits disent trois choses simples. Le sac seul est un mauvais calcul, parce que le sol pauvre le gaspille et que son prix peut grimper ou son stock manquer. Le compost seul ne suffit pas toujours, il donne ses meilleurs résultats avec un apport raisonné d’engrais. Et le système vaut plus que la somme des produits : rotation, couverture, arbres et cycle fermé font gagner des années.

Alors, la prochaine fois que quelqu’un vous dira « c’est juste du compost à la place de l’engrais », vous aurez une réponse : « Non. C’est un champ qui travaille pour moi au lieu d’un champ que je perfuse. »

🎓 Le mot du coach

Commencez petit et mesurez. Une planche en système (paillage, compost, association) et une planche comme d’habitude. Notez tout. Dans trois saisons, ce ne sont ni mes chiffres ni ceux d’un chercheur qui comptent : ce sont les vôtres.

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Vos questions les plus importantes

Cliquez sur une question pour afficher la réponse.

🪜Question 1L’agroécologie, est-ce seulement remplacer l’engrais chimique par du compost ?
En bref : non, ce n’est que la deuxième marche d’un escalier de trois.

Les experts distinguent trois étapes : l’efficacité (moins de produits, mieux ciblés), la substitution (un produit doux à la place d’un produit de synthèse) et la reconception du système (cultures associées, rotations, arbres, sol couvert). Le rapport du HLPE (2019) décrit les deux premières comme graduelles et les suivantes comme transformatrices.

🔬Question 2Quelle différence entre le compost et l’engrais minéral ?
En bref : l’engrais nourrit la plante, le compost nourrit aussi le sol.
46 %d’azote dans l’urée
2,2 %d’azote dans le fumier de chèvre/mouton
4,7 %/ande carbone perdu en sol sableux cultivé

Sources : ProPAS/IITA ; Bationo et al., 2007. Pour le même azote total qu’1 kg d’urée, il faut environ 21 kg de fumier (calcul à partir de ces deux chiffres).

💰Question 3Le compost coûte-t-il plus cher que l’engrais ?
En bref : au kilo d’azote, le compost est bien moins concentré ; à la saison, tout dépend de votre marge nette.
+19 %prix de l’urée, février-mars 2026
+16 %prix du NPK
22 %des besoins couverts par les stocks

Source : APA news, 8 septembre 2026 (rapport FAO).

Faites votre propre calcul sur trois saisons : coûts, recettes, marge nette.

📈Question 4Peut-on gagner plus avec la combinaison compost + engrais ?
En bref : oui, les essais du Sahel le montrent.
160kg/ha sans rien
770avec résidus
1 030avec engrais seul
1 940avec les deux

Essai de Sadoré (Niger), mil (Bationo et al.). Avec les micro-doses : production +100 % et revenus +50 % environ, avec un bon accompagnement.

🐛Question 5Un biopesticide suffit-il à protéger mes cultures ?
En bref : il aide, mais il ne remplace pas le système.
37 %d’épis attaqués avec le neem
64 %sans traitement
36 %avec l’association mil-niébé
54 %pour le mil seul

Djibasso (Burkina Faso), Boly et al., 2025. Pas de synergie démontrée entre le neem et l’association.

🌾Question 6Que faire concrètement dès cette saison ?
En bref : trois gestes dans l’ordre.
① Couvrirpaillage sur le sol nu
② Bouclerfosse à compost : fumier, résidus, déchets de cuisine
③ Associerune légumineuse (niébé, arachide) avec ou après la céréale

Gardez toujours une planche témoin pour comparer.

🎓Question 7Où se former à ces techniques ?
En bref : en ligne avec nous, et près de chez vous.

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Ressources web enrichies

  1. HLPE (2019) — Agroecological and other innovative approaches (résumé) — Définition de l’agroécologie, 13 principes, étapes de transition de Gliessman. weltagrarbericht.de
  2. Melo et al. (2024) — Pest management research is not geared toward transformability — Cadre efficacité-substitution-reconception (Hill et MacRae) ; 48,3 % substitution, 2,7 % reconception. frontiersin.org
  3. Bationo et al. (2007) — Soil organic carbon dynamics, functions and management in West African agro-ecosystems, Agricultural Systems 94 — Sols pauvres en carbone, CEC < 1 cmol/kg, pertes de 4,7 %/an. ir-library.ku.ac.ke
  4. Bationo et al. — Chapitre FAO sur la gestion des sols sableux sahéliens — Essai de Sadoré (160 → 1 940 kg/ha), fumier + engrais, micro-doses. fao.org
  5. Bado et al. — Essai de longue durée ICRISAT, Sadoré (Niger), 1986-2019 — Rotation mil-niébé, pH, carbone organique. oar.icrisat.org
  6. Vanlauwe (IITA) — Gestion intégrée de la fertilité des sols — Sols non répondants, rôle des apports organiques. fertilizer.org
  7. Minasny et McBratney (2018) — Limited effect of organic matter on soil available water capacity — +1,16 mm d’eau utile par 100 mm de sol pour +1 % de carbone. agris.fao.org
  8. FAO (2015) — There Are More Organisms in One Tablespoon of Healthy Soil Than There Are People on Earth — La vie du sol. openknowledge.fao.org
  9. APA news (8 septembre 2026) — Mali : le déficit d’engrais pèse sur la campagne agricole — Hausses de prix (urée +19 %), stocks à 22 % des besoins. fr.apanews.net
  10. ProPAS / IITA — Production et application des fumiers compostés — Composition du fumier de chèvre et de mouton (2,2 % d’azote). propas.iita.org
  11. Boly et al. (2025), PeerJ 13:e20221 — Mil-niébé et extrait de neem contre la chenille mineuse de l’épi (Burkina Faso) — 37 % vs 64 % d’épis attaqués ; pas de synergie démontrée. pmc.ncbi.nlm.nih.gov
  12. Le Bars et al. (2022), Cahiers Agricultures 31:24 — Usage des pesticides dans le cercle de Kita (Mali) — Matières actives interdites en Europe, intoxications des applicateurs. cahiersagricultures.fr
  13. Ensia (2020) — In semi-arid Africa, farmers are transforming the « underground forest » into life-giving trees — Régénération naturelle assistée au Niger (estimations de T. Rinaudo). unccd.int
  14. Fiche produit « Urea 46-0-0 » — Teneur standard de l’urée en azote (46 %). simplot.com

joel SIMONNET

joel SIMONNET

Ingénieur pédagogique expert en agroécologie et permaculture.

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